Street Art Genève : balade entre couleurs et émotions
- Werly Patricia
- 23 oct. 2021
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 25 févr.

Une promenade à Genève
Promenade dans les rues de Genève. Je me rends dans le parc Baud-Bovy. Je connais bien les alentours pour y avoir fréquenté l’Université Uni-Mail, gigantesque édifice érigé à l’entrée du square. À l’époque, la zone était encore un terrain vague. Aujourd’hui, c’est une agréable esplanade agrémentée de plus de trois cents charmes. Les enfants et les badauds s’y croisent, la population estudiantine y flâne le temps d’un pique-nique. Chaque pas posé sur le pied des allées me rappelle la chance d’avoir accès à ces lieux où le passé et le présent se mêlent.
L’ombre du passé
Les bambins qui y jouent ne savent certainement pas qu’autrefois, les halles de l’ancien Palais des expositions se tenaient exactement à cet endroit-là. C’est ici qu’avaient lieu les « Salons de l’automobile ». Le dernier fut organisé en 1981. Le passé se mêle subtilement au présent, et l’on perçoit encore, entre les troncs des arbres et les bancs dispersés, l’ombre des grandes expositions d’antan. Ce lieu est un témoignage du temps qui passe, et un rappel important pour notre conscience historique.
La fresque et le regard
En chemin, mon œil est immédiatement captivé par cette fresque. Les couleurs sont vives, mais ce n’est rien en comparaison du regard lumineux du garçon. Quel éclat ! Bravo à la graffiti-artiste et plasticienne SEIKA pour cette œuvre intemporelle. Je ne peux décrocher mon regard du sien, comme si j’avais besoin de comprendre ce que cette image cherche à exprimer et la raison de cette réaction face à moi. Je suis troublée. Nous sommes aimantés, dans une forme de relation silencieuse où l’on peut autant ressentir de l’émotion que se sentir jugé. C’est un instant où chaque sentiment devient important.
Une étincelle de vie
J’aimerais tant pouvoir capturer cette étincelle et la mettre à l’abri dans mon capteur. L’âme qui semble se dégager de ce jeune homme me paraît d’une solitude infinie, comme si un masque cachait une blessure profonde. Edmond Rostand l’avait prononcé bien avant moi : « Les plus beaux yeux pour moi sont des yeux pleins de larmes ». Je ressens que ce garçon pourrait être un compagnon silencieux dans cette exploration de la ville, et que son regard contient toute la vérité de ce moment.
Réflexion et émotions
Je m’arrête un instant et prends une profonde inspiration. Le parc, avec ses allées, ses rires d’enfants et l’air frais de la ville, devient un théâtre silencieux où le passé et le présent se rencontrent. Je réfléchis à mon enfance, à mes propres découvertes dans ces rues. Une question me traverse : pourquoi un simple regard peut-il éveiller autant de bonheur et d’émotions ? Une volonté de comprendre et de saisir l’instant s’empare de moi. Je sens une confiance fragile naître entre nous, comme si la ville elle-même voulait me révéler sa poésie. La personnalité du garçon, intense et lumineuse, semble contenir tout un roman dans un simple éclat de regard, un moment suspendu où le temps s’efface. Je comprends que le besoin de voir la vérité derrière le masque de chaque personne est peut-être l’une des choses les plus importantes de la vie.




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